Des militants Force Ouvrière de la Loire

Dans la rue, ensemble, le 19 mars

mardi 17 mars 2009 par Denis RIVIER

Contre les licenciements et le chômage technique Pour faire face aux conséquences de la crise du capitalisme Il faut s’organiser pour en finir avec ce gouvernement

Dans notre profession, partout, ce sont licenciements, plan de chômage partiel, compressions d’effectifs, plongeant les ouvriers, les employés, dans la misère.

Dans le même temps, Sarkozy et ses copains déversent des milliards dans les caisses des banques et aux grands groupes du bâtiment, de l’automobile, etc. Le gouvernement vient par exemple d’augmenter le montant de ce qu’il verse aux patrons qui recourent au chômage partiel – grâce à l’accord hélas signé par les confédérations qui en augmente la durée légale. Le « plan de relance », c’est la relance du chômage, tous frais payés pour le Medef !

C’est inacceptable !

Les travailleurs, la classe ouvrière, ne l’acceptent pas. Sarkozy le sait, lui qui ne se déplace plus dans le pays sans une escorte policière immense. Mais il a, en plus de ses flics, un autre moyen de protection : le « dialogue social ».

Il a reçu le 19 janvier les dirigeants confédéraux à l’Elysée, et les a remerciés pour « le travail accompli en 2008 », main dans la main, la mano en la mano ! Le gouvernement, a-t-il dit, a été « bien heureux de pouvoir dialoguer avec les organisations sans affrontement et sans drame ».

Et pour 2009, ça devrait continuer ? Il a reçu le 18 février les mêmes dirigeants. Tous étaient là. Le président a parlé et a fait son cinéma. On ne fait la politique de la chaise « vide ». Et qu’a donné la politique de la chaise « pleine » ? Rien !

Avec des « négociations » comme celle sur l’assurance-chômage, cadrée par l’exigence patronale que baissent leurs cotisations ? Comme celle sur les retraites complémentaires où le MEDEF veut imposer un départ à la retraite à 61 ans ? Non, ça suffit !

Non, nous ne paierons pas votre crise

Ce que veulent les travailleurs, c’est : plus aucun licenciement ! A bas le chômage partiel ! Stop à la chasse aux chômeurs ! Nous ne paierons pas, nous, pour votre crise !

Pour cela, il faut affronter le gouvernement et le patronat qui est aux commandes. Comment ?

En privant le gouvernement de ce que Sarkozy lui-même dit combien, ça lui est essentiel : le “dialogue social ». Les dirigeants confédéraux doivent refuser de participer aux discussions sur les restructurations avec les licencieurs, les affameurs ! Ils doivent convoquer, dans chaque branche et pour commencer dans les métaux, une conférence nationale de délégués élus dans les usines, contre les licenciements.

Nous nous savons que le droit au travail peut être assuré, à condition de diminuer le temps de travail pour travailler tous, sans flexibilité ni baisse des salaires, mais pour cela il faut arrêter de produire selon la loi du profit qui mène le monde à la catastrophe sous nos yeux chaque jour.

Pour ces raisons, nous appelons les salariés à faire grève le 19 mars pour participer le plus massivement et le plus activement possible à la manifestation du 19 mars. Rendez-vous à partir de 10 heures à place Jean Jaurès à Saint Etienne.

Nous n’avons pas d’illusions dans l’appel commun à la journée d’action du 19 mars, même pas une grève générale de 24 heures. Une journée d’action de plus.

Et beaucoup, ceux qui sont de « chômage partiel » et qui travaillent , oh miracle, le jeudi, se disent pourquoi laisser deux ou trois heures de travail à mon taulier alors que je manque de tout. C’est vrai. Les journées d’action usent et démoralisent les salariés. Et le texte commun aux huit directions confédérales se situe explicitement sur la ligne du « dialogue social » avec Sarkozy et du maintien de ce gouvernement. Alors que la première mesure d’urgence face à la crise, c’est de virer ce gouvernement de malheur. Aucune revendication précise, et pour cause : cela gênerait le « dialogue social ».

Ce document propose seulement d’essayer de transformer le temps de chômage partiel en temps de formation et demande aux patrons de moins licencier, et accepte le principe des « lois du marché ».

Dire aujourd’hui, qu’il faut s’organiser pour en finir avec ce gouvernement, c’est dire aussi qu’il faut arrêter de cirer les pompes au gouvernement ou au président. Le mouvement syndical, notre Confédération, notre UD, notre Fédération doivent se prononcer clairement contre le « dialogue social » cher à notre Président.

Boycott des réunions de concertation, de co-décision, et autres réunions, qui associent les syndicats aux décisions du gouvernement et du patronat.

Comme en Guadeloupe

Une des raisons qui a permis la victoire des travailleurs en Guadeloupe, c’est l’organisation de l’unité des travailleurs. L’unité, ce n’est pas 8 ou 9 signatures au bas d’un appel. Cela se construit pas à pas. En ce sens, nous proposons aux travailleurs de constituer des Collectifs de Travailleurs pour l’Unité. Mais peu importe l’étiquette. Dans les entreprises, les bureaux, avec vos compagnons de chaîne, au Pôle Emploi, etc… Et les dirigeants du LKP, en Guadeloupe, n’ont négocié les revendications du MEDEF, ils ont négocié leurs propres revendications.

Pour gagner sur nos revendications, il faut construire l’unité des travailleurs contre ceux qui cherchent à protéger le MEDEF et le gouvernement.

Dans la rue, Ensemble, le 19

Un forum de discussion est ouvert sur ce texte, pour y accéder, il faut cliquer sur le lien suivant

Nous contacter : fometauxloire@free.fr ou au 06 88 97 47 41 ou encore : Syndicat CGT-FO de la Métallurgie de Saint Etienne. Bourse du Travail. Cours Victor Hugo 42028 Saint Etienne ou encore http://www.les-militants-de-fo-dans-la-loire.org

Le texte en pdf pour l’imprimer :

Word - 48.5 ko
Syndicat des Métaux : appel au 19 mars

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