Des militants Force Ouvrière de la Loire

Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale

vendredi 5 juin 2009 par Denis RIVIER

Réunie à Paris le 29 mai 2009, la Commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière a fait le point de la situation économique et sociale.

Depuis plusieurs mois, les travailleurs paient lourdement les conséquences d’une crise du système capitaliste dont ils ne sont en aucun cas responsables.

Au-delà des déclarations qui se veulent rassurantes mais qui relèvent de la « méthode Coué », des emplois disparaissent par centaines de milliers, le pouvoir d’achat des salariés et retraités est en baisse, les processus de remise en cause du service public républicain se poursuivent.

Face à une telle situation, les travailleurs attendent de leurs syndicats une détermination sans faille pour contraindre le gouvernement et le patronat à répondre à leurs revendications.

Pour la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière, les revendications d’urgence portent en particulier sur :

– l’augmentation substantielle du SMIC (15%), des salaires et des retraites, pour soutenir l’activité économique et l’emploi ;

– le gel des licenciements, en particulier pour toutes les entreprises percevant les aides publiques ;

– la prolongation de l’indemnisation du chômage pour les chômeurs en fin de droits ;

– l’amélioration pour les travailleurs des conditions d’indemnisation du chômage partiel ;

– la remise en place d’un système de préretraite ;

– le gel de la RGPP, de la loi HPST et des suppressions d’emplois dans la fonction publique et la protection sociale collective, qui ne visent qu’à remettre en cause le principe républicain d’égalité de droit.

Dans le contexte de récession et compte tenu de l’absence de réponses crédibles du gouvernement et du patronat, la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière, attachée à la liberté de comportement et à l’indépendance syndicale, constate que les manifestations à répétition comportent le risque d’affaiblir la mobilisation et de la rendre stérile ou inefficace.

Elle rappelle solennellement aux autres organisations syndicales qu’il faut monter d’un cran, d’où sa proposition d’un appel commun à une journée de grève franche, avec assemblées générales, formulée à différentes reprises.

Pour la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière, l’unité d’action n’a de sens que si elle est un moyen pour obtenir satisfaction. Ce n’est ni une fin en soi, ni un étouffoir des revendications.

Par ailleurs, s’agissant des élections européennes, la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière confirme qu’elle ne donne aucune consigne de vote. Elle rappelle que, depuis plusieurs années, la CGT-Force Ouvrière revendique une réorientation importante des modalités de la construction européenne, qui donne la priorité au social sur l’économique et qui apporte aux travailleurs européens des garanties nouvelles, respectueuses de leurs droits nationaux acquis au fil du temps.

Enfin, la commission exécutive de la CGT-Force Ouvrière affirme que, face à une crise de système, il faut obligatoirement répondre par des changements de système, tant au niveau national qu’européen et international.

Adoptée à l’unanimité Paris, le 29 mai 2009


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