Des militants Force Ouvrière de la Loire

L’éditorial de JC Mailly du 2 septembre : les lois du marchandage et du marché.

lundi 7 septembre 2009 par Denis RIVIER

L’éditorial de JC Mailly du 2 septembre :

les lois du marchandage et du marché.

La crise a bon dos pour certains. Je ne pense pas uniquement aux chefs d’entreprise qui profitent parfois de la crise pour restructurer ou aux banquiers qui font trimer leurs salariés, demandent de l’argent public et se font distribuer des bonus ou des stock-options.

Il est ainsi pour le moins amusant de voir ceux qui prônent en permanence l’unité ou le rassemblement syndical s’afficher politiquement à deux (Les secrétaires généraux de la CGT et de la CFDT) pour, comme le souligne un journaliste, apparaître comme les « patrons » du syndicalisme français !

Rappelons d’abord que dans les statuts de Force Ouvrière, il y a la disparition du patronat et du salariat.

Au fait, CGT et CFDT ensemble pour faire quoi ?

Il est clair que ce qui domine, ce sont les logiques d’appareil liées au dossier de la représentativité.

En affichant leur complicité, ils entendent vraisemblablement vouloir s’imposer. N’est dupe que celui ou celle qui le veut bien. Nous ne jouerons pas le jeu des Dupont-Dupond de la représentativité et de la recomposition syndicale. Nous sommes trop attachés à la liberté syndicale et à la libre négociation pour appréhender les travailleurs comme des parts de marché et faire du marketing syndical.

Nous continuerons à dire ce nous pensons et à faire comme nous l’entendons, librement.

C’est vrai pour nos positions, nos revendications, les modalités d’action.

Or pendant tout ce temps la crise continue, avec ses inégalités, ses licenciements, ses remises en cause de services publics.

Et ce ne sont pas les mesures annoncées la semaine dernière avec les banquiers qui changeront les choses.

Pour le moment, force est de constater que fondamentalement rien n’a changé. Qu’il s’agisse de la fiscalité, de la répartition des richesses ou du financement de la protection sociale collective, notamment, les mêmes raisonnements perdurent.

Quant à l’Europe, elle demeure enfermée dans ses croyances en matière de marché.

Dans un tel contexte, il est important de tout faire pour préserver les droits des travailleurs et de leur parler le langage de la vérité.


Forum

  • Ne rien faire, ne rien dire, c’est désorganiser.
    7 septembre 2009, par Denis RIVIER

    La situation si elle demande toujours des analyses claires et précises, ne saurait s’en contenter.

    Aujourd’hui, dans les boites du privé, dans les services publics, parmi les fonctionnaires, monte l’exigence d’organiser une riposte unie contre le gouvernement qui manie la hache contre les salariés et contre le MEDEF qui de colloques en université fait avancer ses propositions : moins de charges sociales, retraite à 65 ans, etc...

    La question de La Poste ou des boites qui licencient ou organisent le chômage technique sont exemplaires de ce point de vue.

    Tout le monde comprend que chacun dans son coin, tout le monde perdra et que seule une riposte unitaire peut mettre un coup d’arrêt à la politique gouvernementale.

    Il ne s’agit pas de rappeler la Charte d’Amiens sur la nécessaire "abolition du salariat et du patronat". Il s’agit d’organiser la lutte pour cette abolition.

    Et je ne pense pas qu’aller à l’Université du MEDEF ou se concerter avec le gouvernement "pour discuter comment mettre en œuvre les réformes" le 19 février soit un pas en avant dans cette perspective.

    Il s’agit aujourd’hui d’organiser la marche nationale sur Paris de tous les salariés pour obtenir :
    - l’interdiction des licenciements
    - l’arrêt de la liquidation des services publics
    - la garantie d’un travail et d’un salaire correct pour tous.

    Ne rien faire, ne rien dire, c’est désorganiser.

    Pour cela, je pense qu’il est nécessaire d’organiser des AG inter-syndicales sur les lieux de travail, sur les localités pour définir les modalités d’organisation de cette marche.

    Denis RIVIER

    Secrétaire du syndicat CGT-FO des Métaux de Saint Etienne.

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