Des militants Force Ouvrière de la Loire

Assez rigolé, M. Bello, sortez le carnet de chèques !

vendredi 22 janvier 2010 par Denis RIVIER

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jeudi 21 janvier 19h00 - Les quatres cadres sont relâchés. Le Ministre Estrosi et Laurence Parisot respirent.

L’article de l’Usine Nouvelle

Les quatre dirigeants de l’usine du groupe métallurgique Akers à Fraisses (Loire), séquestrés depuis mercredi matin, ont été relâchés jeudi en début de soirée. Un protocole d’accord a été signé en mairie de Fraisses avec les représentants syndicaux.
Il prévoit le versement d’une prime supra légale de 20 000 euros et d’une prime variable, équivalente à 12 % du chiffre d’affaires réalisé au-delà de 8 millions d’euros, « d’un minimum de 8 500 euros par salarié », selon Jean-Paul Chamblas, délégué syndical (FO). La durée de congé de reclassement a été relevée de quatre à six mois pour les personnels standards, de cinq à neuf mois pour ceux âgés de plus de 47 ans ou fragilisés. Les salariés se sont engagés à nettoyer l’usine avant son redémarrage lundi. Si un salarié est reconnu responsable de la dégradation d’une production, il perdra ces avantages.
La situation a pu être débloquée grâce à l’intervention d’un médiateur, Philippe Rascle, vice-président de la CCI de Saint-Etienne et de la CGPME de la Loire, patron d’une entreprise mécanique de la vallée de l’Ondaine. Dans la matinée, le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, avait indiqué « qu’il ne saurait y avoir de poursuite du dialogue tant que les dirigeants n’auront pas recouvré leur entière liberté d’action ».
La fermeture de l’usine Akers de Fraisses, spécialisée dans les cylindres de laminoirs, n’est pas remise en cause. Elle sera effective en juin 2010. Elle emploie 117 salariés. Ses activités seront transférées en Moselle et en Slovénie.
Dans la Loire, Vincent Charbonnier

Entreprise Akers (Loire) : les quatre dirigeants toujours retenus

La situation était toujours bloquée ce matin sur le site du groupe métallurgique suédois Akers à Fraisses (Loire), où quatre dirigeants sont retenus par des salariés depuis mercredi à la mi-journée

Les quatre cadres, dont le directeur général d’Akers France Philippe Bello et le directeur des ressources humaines (DRH) Dominique Lasalle, ont passé la nuit dans une salle de réunion de l’usine, sur des lits de camp apportés par les salariés.

Ils ont déclaré ce matin "avoir été démis de leur mandat à négocier par la direction suédoise du groupe" et ne plus pouvoir être "en mesure de négocier sous la pression".

Pour Laurent Dousselin, directeur du site également retenu, "il n’est pas question de passer encore 24 heures comme ça", alors que le site d’Akers, une ancienne usine Creusot-Loire, dont la fermeture est programmée pour juin 2010, est en grève illimitée depuis le 13 janvier.

Le conflit porte notamment sur le montant de la prime supra-légale de licenciement, la direction proposant 10000 à 30000 euros, alors que les salariés exigent 30000 à 60000 euros. Autre désaccord : la période de reclassement, la direction ayant proposé 4 mois et les syndicats demandant 18 mois.

"L’encadrement n’est pas en grève, et quelques employés ne font pas grève non plus", a expliqué le DRH du site Benoît Bourg, qui reconnaît toutefois que sur les 117 salariés de Fraisses, "une soixantaine participent au mouvement.

Jean-Paul Chamblas, délégué du personnel FO, assure au contraire que "90% du personnel participe au mouvement". De fait, ce matin, quelques dizaines de salariés étaient présents sur le site.

"Les syndicats ont demandé à la préfecture de la Loire la nomination d’un médiateur", a-t-il ajouté, alors que plusieurs réunions de négociation ont déjà eu lieu mercredi, sans résultat.

Le groupe suédois a annoncé en novembre 2009 son intention de fermer son usine de Fraisses, où 120 salariés travaillent à la fabrication de cylindres de laminoir, évoquant un effondrement de ses commandes.

A l’occasion des voeux à la presse, vendredi dernier, le ministre de l’Industrie Christian Estrosi avait estimé qu’après d’importants conflits sociaux en 2009, "depuis la rentrée de septembre, (...) le dialogue social l’avait emporté partout" et qu’il avait "fait comprendre à chacun qu’il n’y aurait pas de discussion possible sous la menace".

Un article du Progrès avec une vidéo

Le Progrès : la fièvre monte chez Ackers. Un article du 13 janvier 2009.

Le Monde : Quatre cadres d’Ackers-France retenus dans leur usine.

Le Figaro : quatre cadres d’Ackers-France en "garde-à-vue ouvrière".


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