Des militants Force Ouvrière de la Loire

2010 : le 8 février, le 15 février et après...

mardi 2 février 2010 par Denis RIVIER

Tout le monde est d’accord. Ce gouvernement mène une guerre sociale contre les salariés. Comme l’expliquait Warren Buffet, milliardaire et philanthrope : " Je crois que la lutte des classes existe et que ma classe est en train de la gagner".

Lors de ses vœux, le Président de la République a tenu fortement à féliciter les partenaires sociaux [1] : " Je veux rendre un hommage particulier aux partenaires sociaux qui ont fait preuve d’un grand sens des responsabilités, aux associations qui ont secouru ceux qui en avaient le plus besoin, aux chefs d’entreprises, ils sont nombreux, qui se sont efforcés de sauver des emplois."

Notre Bureau Confédéral s’est réuni et a pris deux décisions :

- la première, c’est de participer à la réunion à l’Elysée le 15 février pour discuter "l’agenda social" qui au dire du Président, sera aussi chargé que 2009.

- la seconde, c’est de ne pas rencontrer les autres organisations syndicales le 8 février.

Je pense que c’était exactement l’inverse qu’il fallait faire.

Il est nécessaire et urgent de rencontrer les autres organisations syndicales.

Il est nécessaire et urgent de ne pas aller au rendez-vous du 15 février.

"L’agenda social 2010", ce n’est pas le nôtre. Comment défendre les retraites quand on discute, quand on travaille " main dans la main " avec le chef du camp adverse.

Tous les salariés le savent. Pour gagner, il faut à la fois, des revendications justes et l’unité des salariés. Cette déclaration tourne le dos à cette règle élémentaire.

Les salariés sont échaudés par le printemps 2009. Et pour se remobiliser, ils exigent des garanties :

- la première, c’est qu’il faut un bon programme. Le début de la déclaration du Bureau Confédéral en donne quelques éléments, même s’ils sont timorés comme le "moratoire de la RGPP", sur la question des retraites ou des salaires.

- la deuxième, c’est qu’il faut l’unité. La voie du sommet ayant échoué au printemps dernier, il convient de chercher un autre moyen. Une solution me semble être la proposition de l’UD 75 de la CGT-FO qui expliquait : " Nous avons fait plusieurs fois la proposition que les salariés, dans les assemblées générales, débattent et préparent cette grève interprofessionnelle et décident de la poursuite des actions.". Ces Assemblées Générales organiseraient l’unité de tous les travailleurs et pourraient être le lieu où sont discutés les revendications à mettre en avant."

La troisième, et elle est aussi importante que les deux premières, c’est de rompre avec ce gouvernement du CAC40, des "parachutes dorés" et du "bouclier fiscal". Ne pas aller à l’Elysée le 15 février. Quitter immédiatement le COR (Conseil d’Orientation des Retraites) qui vise à associer les syndicats ouvriers à des constats partagés avec le MEDEF et ses officines.

Ces trois points sont liés.

Les travailleurs attendent un programme de défense, l’unité de leurs organisations pour l’appliquer et "un signe fort" pour dire, nous ne sommes pas des partenaires sociaux.

N’allez pas.

Le texte en version pdf.

PDF - 98.9 ko

[1] http://www.les-militants-de-fo-dans-la-loire.org/IMG/pdf/091231_Voeux_aux_Francais.pdf ou http://www.les-militants-de-fo-dans-la-loire.org/IMG/pdf/10-10-15-disc-Voeux-partenaires-sociaux.pdf


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