Des militants Force Ouvrière de la Loire

Après l’intersyndicale du 8 septembre

mercredi 8 septembre 2010 par Denis RIVIER

Ce texte est ouvert aux signatures et commentaires


Intersyndicale
Communiqué commun CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA
mercredi 8 septembre 2010

Fortes de la réussite exceptionnelle du 7 septembre les organisations syndicales considèrent que les annonces du Président de la République, qui se voulaient une réponse aux mobilisations, ne modifient pas le caractère injuste et inacceptable de la réforme proposée.
Réunies le 8 septembre 2010 elles décident de poursuivre et d’amplifier le processus de mobilisation pour obtenir des mesures justes et efficaces afin d’assurer la pérennité du système de retraites par répartition.
Elles appellent à faire du mercredi 15 septembre, jour du vote par les députés du projet de loi, une journée forte d’initiatives et d’interpellations des députés, des membres du gouvernement et du Président de la République dans les départements et les circonscriptions.
Avant le débat au Sénat elles décident de faire du jeudi 23 septembre une grande journée de grèves et de manifestations dans tout le pays.
Le 8 septembre 2010
Il est disponible

Quelques commentaires :

  1. Dans le texte commun, il n’est nullement question de retrait du projet. La réforme est qualifié comme "injuste et inacceptable". Un peu plus loin, il est question "d’obtenir des mesures justes et efficaces". C’est un peu court. Le projet gouvernemental n’est pas amendable (ou alors à la marge). C’est le Président lui-même qui le dit. Alors la seule solution qui s’impose, c’est d’en exiger le retrait comme pour le CPE. La position prise ouvre la porte à toutes sortes de manœuvres comme on a connu en 2003, quand la CFDT avait signé un accord avec le gouvernement Fillon.
  2. Nous nous sommes déjà élevé contre les grèves saute-moutons. Et nous continuerons à le faire.
  3. La position des directions syndicales à l’exception de FO et de Sud c’est de penser qu’il est possible d’infléchir le texte. D’où la journée du 15 septembre, "une journée forte d’initiatives et d’interpellations des députés, des membres du gouvernement et du Président de la République dans les départements et les circonscriptions." La bonne blague.
  4. La prise de position de la CGT et de la FSU notamment est une manière extrêmement forte d’empêcher que tous les salariés se saisissent de ce combat. Il faut pour les signataires de ce communiqué tout faire pour empêcher que ce gouvernement soit battu.
  5. Enfin, il y a urgence. Le temps est une denrée rare. Il joue contre nous, nous n’avons que quelques jours pour renverser la vapeur. Tant que le projet de loi n’est pas promulgué, il est encore possible de gagner. L’exemple du CPE en est une illustration. Un Président effondré expliquant à la télé qu’il ne fallait pas appliquer la loi qu’il venait de promulguer. Mais pour ce gouvernement, capituler sur les retraites voudrait dire qu’il capitule sur tout. ET la bête est enragée...
  6. La question qui reste posée, c’est comment on continue. Pour les revendications, c’est toujours sur l’axe du retrait du projet que nous devons nous battre :
  • Retrait du projet de loi du gouvernement ! Pas touche aux 60 ans ! Pour un droit à une retraite à taux plein dès 60 ans, calculée sur 150 trimestres, sur les 10 meilleures années !
  • Défense du statut des fonctionnaires : garantie des pensions par le budget de l’État, défense inconditionnelle du code des pensions, maintien du calcul sur le traitement des 6 derniers mois …
  • Arrêt des exonérations de cotisations patronales, rattrapage des cotisations patronales et augmentation si nécessaire !
  • Abrogation des lois Balladur et Fillon : retour aux 37,5 annuités de cotisation pour tous !

Il faut exiger des directions syndicales,

  • Assez de divisions ! Unité pour le retrait du projet !
  • Organisez la montée en masse à Paris, tous ensemble, à l’Assemblée nationale pour interdire le vote du projet
  • Appelez à la grève générale jusqu’au retrait du projet.

Pour notre part, nous appelons les salariés dès demain matin à signer un appel dans ce sens. Dans les entreprises, des réunions, AG, etc... pour dire non à cette impasse inter-syndicale.

Pour le syndicat CGT-FO des Métaux de Saint Etienne Denis Rivier, le 8 septembre à 23h Modifié le 9 à 23 heures

Signez la Lettre aux Organisations Syndicales


2 Signatures

Date Nom Message
9 septembre 2010
nguyen
Incroyable,aucun dirigeant,aucune organisation ne contre Sarkosy et son gouvernement au sujet de l’attaque que nous devrions subir,nous lmes salariés. Si c’était réel de sauver nos régimes de retraites et non,manoeuvrer pour diminuer le montant de celles-ci,devant l’urgence supposée on nous demanderai de revenir sur nos RTT pour travailler donc cotiser(patrons et salariés)afin de renflouer nos caisses,ou revenir à 36,37,38,39 h par semaine pour la même raison. Il serait "plus juste" de travailler un peu plus dans la force de l’âge qu’après 60 ans. Ceci prouve l’objectif de Sarko chercher à réduire le montant de notre retraite.
9 septembre 2010
genebrier jean francois
trouver de l’argent:facile,faire cotiser les politiques et hauts fonctionnaires de l’état à la juste valeur de leurs salaires et verser une retraite proportionnelle aux années cotisées
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