Des militants Force Ouvrière de la Loire

Non au mépris !

vendredi 22 octobre 2010 par Denis RIVIER

Non au mépris !

Cette réforme n’est ni amendable, ni négociable !

Grève générale jusqu’au retrait !

Manifestation nationale à Paris le 6 novembre !

Une lecture très précise des trois communiqués de presse s’impose. Les trois communiqués sont disponibles à cette adresse

Sur la question du retrait :

  • Elle n’apparaît pas sur le communiqué de Solidaires. Sur le communiqué commun, il y a trucage quand il est dit : " Ce sont des millions de salariés qui dans le cadre de ces 6 journées d’action depuis début septembre affirment vouloir une autre réforme des retraites juste et efficace et l’ouverture de négociations avec les syndicats.".
  • Le G6 Syndical, avec la CFE/CGC qui hier ou avant-hier expliquait qu’il fallait arrêter, se positionne clairement pour une bonne réforme. Ce faisant, il trompe sciemment les salariés en expliquant qu’une bonne réforme est possible dans le cadre du capitalisme en crise que nous connaissons.
  • Pour le gouvernement, la réforme des retraites est (et il l’a longuement expliqué), la "mère de toutes les réformes". Derrière la réussite de "cette réforme", toute une série d’autres vont débouler : smic, temps de travail, etc... Déjà dans le projet de loi sur les retraites, la médecine du travail est remise en cause et est livrée au bon vouloir des tôliers.
  • La position de FO est correcte en expliquant que « FO entend aussi indiquer solennellement qu’elle ne se résignera à aucun moment au recul des droits à la retraite et ne s’écartera à aucun prétexte de l’objectif du retrait du projet injuste et inefficace du gouvernement.. »
  • Lors du CPE, il n’y a pas eu de "bonnes négociations" pour un "bon contrat pour les jeunes". De plus, pour comprendre ce qui est engagé sur la question d’un "élargissement" à d’autres revendications, il convient d’avoir ceci en tête. Lors du CPE, il n’y a eu qu’une seule revendication et une seule : Abrogation du CPE.
  • L’élément de vérité qui se trouve dans ce communiqué commun, c’est "qu’au-delà de la réforme des retraites,", il y a le refus profond de la crise, de la politique du gouvernement, de la subordination des travailleurs et de la jeunesse aux besoins du capital. C’est vrai et c’est un sentiment très profond.

Journées « saute-moutons » ?

  • Les « journées saute-moutons » fatiguent et démobilisent. L’accumulation des jours de grève à répétition fatiguent et démobilisent quand on ne voit pas d’éléments concrets sortir. Beaucoup se demandent s’il n’aurait pas fallu faire grève une semaine plutôt que 5 fois une journée.

Grève franche ou grève générale ?

  • Tous ont peur du mot et de la chose. Solidaires n’en parle pas, le G6-Syndical surtout pas et pour FO, il est fait assaut de "synonymes". Entendu lors de réunions, "grève franche", "grève massive", "grève carrée".
  • Il est clair que pour obtenir le retrait du projet de réforme des retraites, il faut s’affronter à ce gouvernement. Dire autre chose, c’est tromper.

Reconductible à la base

  • L’aspiration des salariés, des travailleurs à vouloir contrôler leur grève est juste et saine. C’est une nécessité. Les syndicats, les permanents de ces syndicats doivent être au service des travailleurs. Et non l’inverse.
  • Mais l’autorisation donnée à partir en grève reconductible à la base, c’est pour les directions syndicales se défausser de leurs responsabilités et un moyen de faire peser tout le poids des décisions sur les salariés à la base.
  • Sans nier le rôle des organisations syndicales, lors des grèves, l’élection de comités de grève est une nécessité. De tels comités, rassemblant tous les travailleurs unis dans la lutte pour diriger, pourraient devenir le lieu où se construit l’unité ouvrière.

Quoi faire ?

Il s’agit de tenir tous les fils dans la main et surtout de ne pas partir avec un seul fil :

  • Le premier, c’est que la question de l’attitude des directions syndicales. En refusant d’appeler à la grève générale, elles envoient les salariés dans le mur. Il est toujours d’actualité, comme l’on fait les cheminots de Saint Etienne d’exiger des directions syndicales qu’elles appellent à la grève générale.
  • Le deuxième, c’est de continuer avec d’autres salariés de participer aux actions de grève ou de blocage, comme cela se passe actuellement.
  • Enfin, la question d’une manifestation centrale à Paris, à l’Elysée se pose de plus en plus. Nous sommes appelés à nous manifester le samedi 6 novembre. Pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour prendre la Bastille moderne, le Palais de l’Elysée (où dans la mythologie, soit-dit en passant les dieux demeuraient).

Saint Etienne, le 22 octobre 2010.

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Le bulletin du syndicat avec cette déclaration

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